Ainsi donc elle existait, ainsi donc elles existaient.
Je n'en avais entendu parler que dans les légendes, ou plutôt dans ce qui nous servait actuellement de support pour nos légendes, je les avais découverts dans des livres de science-fiction, dans des BD, ces objets qui apprirent à notre génération un savoir non-scientifique mais, Oh combien, plus réel.
Un des textes avait déplacé cette race sur une autre planète, un autre n'avait sans doute interprété que les quelques lignes trouvées dans la gazette du coin pour créer son histoire. Mais quelques soient les versions, un point centrale surgissait. Un point difficilement repérable mais incontournable. Un point qui me permit d'ancrer et d'encrer mes réflexions. Un point qui me permit de les découvrir, de les redécouvrir. Un point qui de fil en aiguille me permit bien qu'il y eut des précédents les siècles passés, à être adopté par cette race, et devenir le Seul homme, dans une tribu de femmes.
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C'est dans des romans et des bandes dessinées que je découvris que certaines femmes avaient la caractéristique étrange de mourir en enfantant. Cela existait paraissait-il chez certains insectes, mais que ne se passait-il pas chez eux comme étrangeté, mais rien de ce genre chez des mammifères.
Mourir en enfantant, c'était arrivé à ma mère aussi, mais ce n'est pas de ce genre de mauvais accouchement que je parle. Pour ces femmes, il était nécessité de mourir, car leurs progénitures se nourrissaient en parasites du corps maternel pour se développer. Dans cette race, la mère se sacrifiait réellement.
Cette race, depuis des millions d'années, suivait en parallèle l'évolution de différentes races. Faite de femelle, elle se faisait féconder par un mâle appartenant à la race à copier, acquérant ainsi les gènes, pour pouvoir ressembler extérieurement à cette race et aboutir, but final, à avoir les caractéristiques de la race dominant la planète, la race humaine.
Elles se retrouvaient enceintes de plusieurs larves, et, comme je l'avais lu, calcifiait leurs peaux pour créer une carapace protégeant ses enfants, qui se nourrissait de leurs corps. Arrivés à terme, les enfants cassaient cette carapace et étaient élevés par ce qu'elles appelaient leurs tantes.
Tout cela était caché à l'humanité. Elles quittaient la société humaine, une fois enceinte, prévenaient deux ou trois tantes proches qui s'occuperaient des enfants et mourraient à l'abri des regards des humains. Certaines avaient quand même créé des cités à elles et fondèrent le mythe des amazones en Amérique du Sud. Doué de certains pouvoirs, elles créèrent ainsi le mythe des sorcières en Europe.
C'est en m'intéressant à "l'homme qui a perdu la bousse" que je compris que la femme qui l'avait quitté était l'une d'elle, c'est en remontant son chemin que je découvris cette race et que j'en devins prince, mari de leurs reines.