Arrivé en orbite de Terra II, les futurs colons virent une parfaite harmonie entre vies végétales sur cette planète, mais pas de trace de vies animales. Après différentes analyses, les ordinateurs de bord, car il n'y avait que peu de scientifiques, conclurent que ce monde avait été façonné par une hilfe[1]; hilfe qui n'avait plus l'air d'être. Mais surtout les ordinateurs ne sentirent pas l'empathie qu'il existait entre Terra II et les probables colons, probables car toujours en orbites.
Cette planète avait en effet déjà connu une hilfe de type humaine, et avait tout naturellement avec celle-ci fusionné. Mais avant cela, l'hilfe était parvenue à créer un soleil artificiel, et avait déplacé l'ensemble hors de son système-mère pour que la planète puisse voyager au gré des courants de l'espace. Cette hilfe, qui était parvenue à sculpter la planète pour en faire un énorme organisme vivant et fusionner avec elle, disparu pour former une nouvelle hilfe de tout autre nature qui n'attendait qu'une chose, rencontrer d'autre hilfe de son genre pour augmenter la richesse de sa vie.
Les colons durent expliquer tout cela aux ordinateurs nullement spécialisés dans le domaine, pour que ces derniers acceptent de programmer le retour à la planète-mère. Le vaisseau ayant été conçu pour un aller-retour, ils ne posèrent même pas un pied sur Paxela, nom de cette hilfe dérivé des échanges empathique, qui pour être prononcé convenablement nécessiterait un système vocal un peu plus complexe que celui de la race humaine. Le retour pris un peu moins de temps que l'aller, mais l'ensemble en pris suffisamment pour retrouver une terre vierge de tout artefact; artefact éliminé par l'usure du temps mais surtout non-entretenu par l'hilfe dite humaine. Cette hilfe avait en effet disparu quelques années après le départ de l'expédition pour des raisons qui, tout compte fait, importaient peu au voyageur.
Les colons, au lieu de coloner Terra II-Paxela, recolonèrent donc leur terre d'origine, avec toute la philosophie que Paxela leur avait fait sentir; philosophie en grande partie plus mature.
Une autre humanité, cas rare, avait donc la possibilité de connaître une nouvelle gestation, sur sa planète-mère, sur Terra, troisième planète du système sol.